dimanche 28 février 2010

Réunion publique du 1 mars 2010




Réunion Publique

lundi 1er mars à 20h30

salle Joseph Reynaud à DIE


Nous parlerons des élections régionales.
Et venez apporter vos idées pour le grand concours :


"Que pouvons-nous faire dans le Diois avec 30 millions d'euros ? "


(Vous pouvez déjà les écrire sur ce blog, dans les commentaires de l'article du 10 février)


lundi 15 février 2010

Consultation pour une déviation ...

Consultation sur la déviation de Die

Et maintenant, Monsieur le Maire ?
Vous avez mal préparé une consultation sur une question d'importance et seulement 35% des diois sont allés voter. Un vote de rejet plus que de proposition. Rejet du travail de la municipalité précédente. Rejet de votre préférence pour la solution 2. Rejet de la déviation et de ses nuisances de l'autre côté de la Drôme.

Vous voilà désormais en charge de défendre une solution datant de plus de 20 ans et non inscrite au PLU. Votre majorité a pour cela le soutien affiché de 20% de la population dont votre opposition communiste. Vous voilà dans une position où il faudrait demander au Conseil Général de financer la solution la plus coûteuse et la plus destructrice en terrains et patrimoine naturel.

Imaginons que cela se réalise. Nous dépenserions 30 millions d'euros aux frais du département pour 20% de voitures en moins sur le boulevard de Die. Nous n'aurions pas réglé le problème de circulation en ville à proprement parler. Le boulevard resterait toujours aussi peu accessible aux piétons, vélos et poussettes. Et nous nous retrouverions avec une grosse voie de circulation et un énorme un toboggan enjambant la Drôme et la voie ferrée au niveau du Pont Rompu, site de baignade et de promenade préféré des diois. Nous nous retrouverions avec un camping jouxtant la déviation et une cicatrice hideuse au pied de Justin. Nous ne proposerions plus nos services et commerces aux visiteurs de passage.

Mais nous pouvons imaginer autre chose. Si les 2/3 des diois ne sont pas venus voter, c'est que le problème était mal posé, l'information mal faite, le dossier mal travaillé. Cependant, rien n'est perdu, sauf le temps. Alors, remettons nous au travail et proposons ensemble une solution sérieuse en rapport aux vrais problèmes à résoudre en matière d'urbanisation et de circulation dans notre ville. Il ne peut y avoir de négociation sérieuse avec le Conseil Général que si nous sommes porteurs d'un projet vraiment partagé par les diois.

Monsieur le Maire, vous avez désormais votre décompte. Maintenant, mettez-vous au travail, mettons-nous au travail. Nous sommes prêts à apporter notre contribution à la construction d'un vraie solution travaillée collectivement.

Europe écologie Diois et Didier JOUVE

mercredi 10 février 2010

Déviation de Die : bonne nouvelle du département !
Bonne nouvelle ! Le Conseil général a réservé 25 millions d'euros pour le Diois. Son président l'a confirmé: il acceptera la solution choisie par le conseil municipal de Die. En ces temps d'argent rare, l'engagement doit être salué. Mauvaise nouvelle : c'est pour la déviation de Die. Pour l'instant.
Nous avons dit notre opposition à ces projets destructeurs. Nous proposons une réflexion collective autour d'une idée nouvelle, pour réduire le trafic sur le boulevard et améliorer grandement la sécurité : deux sens uniques à une voie pour traverser Die, l'un sur le boulevard, l'autre sur une rue à créer, collée à la voie ferrée. Pas de jardins détruits, pas de viaducs sur la Drôme, pas de trous dans Justin, pas de toboggans, mais un bel aménagement urbain du boulevard débarrassé de la moitié de la circulation, avec de la place pour les enfants, les vélos, les piétons. Évidemment, c’est bien moins cher, sans doute autour de 10 millions d'euros.Si le département, qui a prévu 25 millions pour nous, était d'accord pour n'en dépenser que 10 à dévier le trafic, il en resterait 15 pour faire du développement local. En doublant avec des crédits régionaux et européens, on aurait 30 millions pour des projets créateurs d’emploi, d’activités utiles, de solidarité, pour notre environnement... ! Faisons des propositions au département, à la CCD, à nos communes !

Europe écologie Diois a le plaisir de lancer aujourd'hui un concours ouvert à tous : Que feriez-vous pour le Diois avec 30 millions d'euros ?

Quelques points de repère: avec 30 millions d'euros, on peut, au choix, aider à 50% l'isolation thermique de 3000 logements, (plein d'économies de chauffage pour les habitants), ou créer une piste cyclable de 350km, augmenter de 50% toutes les aides du Conseil général sur le Diois (RMI, RSA, aides aux personnes âgées, à l'enfance, aux mairies, aux associations..).pendant 7 ans. On peut construire 20 belles salles polyvalentes, ou 15 OOO mètres carrés de bâtiments éco-construits, ou 60 crèches, financer à 30% 1500 logements pour des jeunes ou des personnes âgées, ou doter de 30 000 euros 1000 projets d'activités nouvelles...Sans compter toutes les idées citoyennes que vous aurez, vous ou la mairie de Die, pour utiliser autrement nos impôts.Et dire que nous aurions pu doter ce concours de quelques millions de plus avec les fraisengagés sur l'aménagement du Seillon à Montmaur, l'élargissement du Plot à Die,les ronds points réalisés le long de la D93...Faites passer vos idées par un ami d' Europe écologie Diois ! Nous vous donnons rendez-vous le lundi 1er mars à 20h30 pour les résultats du concours lors d'une réunion publique en salle Joseph Reynaud !D'ici là, pensons bien à voter samedi pour dire notre mobilisation sur le sujet refuser les 4 «solutions» de la mairie pour la déviation en rayant les 4 bulletins proposés.
Europe Ecologie Diois et Didier Jouve
Déviation de Die : un débat mal posé autour de solutions inacceptables

Le débat initié par la municipalité est très mal posé D’abord parce qu’il n’est précédé d’aucun travail collectif actualisé, ensuite, par ce que le choix est brutal, entre une grosse déviation ou rien.
Nous l’avons dit en réunion publique, nous pensons qu’il ne faut pas faire de déviation routière aux caractéristiques habituelles de largeur et de courbure, comme à Chamarges ou sur la route de Luc. C’est inutile pour des trafics de transit qui sont très faibles : sur les 3000 véhicules jours qui passent sur le boulevard, 80% sont des véhicules locaux, et seulement 20% sont du transit dans la vallée. Nous ne voulons pas que ces trafics augmentent ; certains au département y ont pensé, mais la vallée de la Drôme ne doit pas devenir un barreau de voie express entre l’autoroute de la vallée du Rhône et celle de Grenoble- Sisteron. Nous avons bien enregistré la position officielle du conseil Général : la déviation de Die n’est pas d’intérêt départemental. Donc pas besoin de grande déviation. C’est un projet local qu’il faut penser.
Nous ne voulons pas d’infrastructure routière et de grands ronds points ni au pied de Justin, ni dans les jardins du Perrier. Les destructions, quels que soient les tracés, sont inacceptables. Les débats contradictoires de mercredi dernier l’ont parfaitement démontré.

Nous soulignons que les projets présentés sont très chers,autour de 25 millions d'euros en estimation de départ ! Cela garantit de très nombreuses années avant la mise en oeuvre de ce projet par un conseil général étranglé financièrement comme le rappelle régulièrement son Président.

Les trois solutions sont en même temps inutiles, destructrices et chères. Nous pensons donc qu’aucune n’est acceptable. En même temps, nous sommes convaincus qu’on ne peut pas rester sans rien faire. Des problèmes de qualité et de sécurité des déplacements sont à résoudre. Nous formulons donc une cinquième proposition.

Puisque que nous ne voulons pas d’une grosse déviation, réfléchissons sur la base de nos vrais objectifs locaux : réduire le trafic sur le boulevard, améliorer la sécurité des piétons, des cyclistes et des enfants, augmenter la qualité de vie dans la ville.
Nous proposons d’utiliser des moyens beaucoup moins lourds, moins onéreux et moins destructeurs. Nous ébauchons ci-dessous une proposition qui gagnera sûrement à être enrichie et amendée par un travail collectif.

. Nous avons étudié la possibilité de créer une rue de contournement en sens unique, donc de faible largeur, comme celle sous le cimetière, calibrée pour une vitesse limitée. Elle partirait du début de l’actuel contournement ouest, sous le cimetière. Elle descendrait pour venir se coller à la voie ferrée, et ressortirait avant la Griotte sur le boulevard actuel, en bas de Pluviane. Deux options sont à comparer, au nord ou au sud de la voie ferrée, mais toujours collée à celle-ci.
Le boulevard serait lui aussi passé à sens unique, mais dans l’autre sens. Ainsi, on irait de l’ouest vers l’est par une voie, et de l’est à l’ouest par l’autre. Il y aurait une jonction maintenue entre les deux voies à hauteur du camping pour les véhicules légers, comme c’est le cas actuellement.

Les avantages de cette solution sont les suivants :
-Une emprise réduite pour une seule voie en sens unique reliant l’Ouest à l’Est de Die,
-Une voie qui collerait à la voie de chemin de fer, en ayant une nuisance paysagère minimale.
- Une division par deux du trafic devant Chabestan, où le boulevard deviendrait lui aussi en sens unique est-ouest
-Le boulevard serait débarrassé de la moitié du trafic de la moitié du bruit et de la pollution. et il n’y aurait plus qu’une voie roulante. On pourrait donc le réaménager en donnant de la place aux piétons et cyclistes, et en créant des accès doux à l’école. Des plantations offriraient un paysage urbain très appréciable pour tous tout au long de la route.
-Un nouveau plan de circulation en centre ville pourrait être pensé en réservant l’accès automobile des deux rues centrales aux riverains, aux livraisons et urgences et aux personnes à mobilité réduite.
Le cout de cette cinquième solution est infiniment inférieur à toutes les solutions jusqu’ici proposées, et le département pourrait la mettre en œuvre plus rapidement . Certes il s’est engagé à choisir la solution qui sera retenue par le conseil municipal, mais sans donner de délais. La contrainte financière nous fait penser qu’un projet enfin utile et raisonnable a plus de chance d’aboutir rapidement.



Malheureusement, cette cinquième proposition n’est pas au vote, parce que le maire, avant d’ouvrir cette consultation, n’a pas demandé aux diois de lui donner des idées nouvelles. Il avait déjà sa préférence, désormais officielle depuis mercredi dernier : celle de la déviation longue, couteuse et consommatrice de belles terres.

Dans ces conditions, en présence du choix entre la peste d’une déviation, et le choléra de ne rien faire, faut-il aller voter ?

Oui car nous pensons qu’il faut dire NON aux déviations proposées. Nous réclamons l’étude de la cinquième solution. Nous voulons voir aboutir un projet mieux pensé, enfin raisonnable, qui améliore la sécurité, le cadre de vie et protèges nos paysages

Alors, exprimez-vous ! Votez 4, votez blanc ou votez nul en écrivant sur les bulletins, mais votez ! samedi 6 février, il ne faudra pas laisser croire que les diois sont favorables à la destruction massive de leurs paysages et de leurs impôts. Demandez de l’imagination enfin, pour qu’à Die il fasse mieux vivre dans une vallée préservée.

Pour le groupe Europe Ecologie Diois, Didier JOUVE
Position d'Europe Ecologie sur la déviation de Die

Nous avons décidé de venir ce soir participer au débat initié par la municipalité. Un débat est nécessaire. Mais nous ne défendrons aucune des quatre propositions présentées, car nous considérons qu’aucune des quatre n’est acceptable.

Nous pensons qu’il ne faut pas faire de déviation routière dans la colline de Justin, encore moins dans les jardins du Perrier, et en aucun cas à des coûts supérieurs à 25millions d'euros ! Nous sommes dans le même temps convaincus qu’on ne peut pas rester sans rien faire car des problèmes de qualité et de sécurité des déplacements sont à résoudre dans Die. Nous formulerons donc une cinquième proposition.

Avant toute chose, pour traiter d’un programme aussi important, il est indispensable d’être en accord sur ses buts profonds. Quels problèmes devons-nous résoudre ? Quel buts a atteindre justifieraient de dépenses aussi importantes et de dégâts aussi considérables sur notre paysage ou notre environnement ? Nous pensons que cette question n’a pas été affrontée clairement, et que certains ont eu, ou ont encore des arrières pensées. A quoi doivent servir les travaux ? Ont-ils un but local, celui de réduire la circulation sur le boulevard qui passe devant l’école de Chabestan ? Ou bien s’agit il de faire progresser le « barreau » routier entre Valence et Sisteron –Gap ?

Le barreau de jonction par voie express entre la vallée du Rhône et les Hautes-Alpes est un vieux projet du conseil général. Il figurait déjà dans des documents officiels il y a plus de quinze ans.
Nous sommes complètement opposés à la création d’un tel « barreau » qui encouragerait une augmentation de la circulation avec un afflux de camions inacceptable pour la vallée et les Diois. Voyez les exemples des vallées du Mont-Blanc et de la Maurienne où les autoroutes ont décuplé les pollutions atmosphériques et sonores sans parler d’autres impacts sur la nature ! Le maire de Chamonix reconnait, avec d’ailleurs un certain courage, qu’autrefois il avait réclamé l’autoroute, en espérant du développement, mais qu’il s’agit de sa plus grande erreur d’élu.

Nous ne voulons pas que la vallée de la Drôme devienne une voie de transport routier trans-départemental où les camions de tous calibres s’engouffreront. Ce n’est pas ce que veulent les Diois (de Die et de la vallée). Ce n’est pas compatible avec l’idée de Biovalléequi devient de plus en plus concrète. Nous y perdrions nos atouts et pire encore, nous y perdrions notre âme.
Une telle réalisation, dangereuse pour notre pays, aurait également un coût astronomique. A titre de comparaison, et même si ce ne sont pas les mêmes caisses, tout en étant le mêmes contribuables, son coût représenterait plusieurs décennies d’équilibrage financier de l’hôpital de Die. Cet argent, l’argent des contribuables ne pourrait-il pas être mieux employé ?

Regardez bien aussi comment tous ces projets empiètent sur les jardins du Perrier, « fleuron patrimonial et orgueil » des Diois. Tous les projets, certains plus que d’autres, détruisent les jardins et polluent par le bruit et la vue ceux qui restent.

Il faut également souligner qu’un tel projet irait à l’encontre de l’évolution de la société, de la lutte contre l’effet de serre. Si des transports sont indispensables, c’est par le rail qu’il faut les faire. Comme en Suisse. C’est notre ligne de chemin de fer qui doit être revalorisée. Non seulement nous nous n’avons pas besoin d’une déviation au gabarit interdépartemental, mais nous devons même tout faire pour qu’elle n’existe jamais.

Dès lors, si l'objectif n'est pas de faciliter et d'augmenter le trafic interdépartemental, sommes-nous confrontés à une augmentation du trafic local qui justifierait la création d’une grosse infrastructure ? Tous les comptages menés depuis de nombreuses années montrent que le trafic reste faible et tend à diminuer. Environ 3000 véhicules par jour, dont le trafic très local représente plus de 75%. Les reports envisagés sur une déviation sont inférieurs à 20% du trafic actuel.

Le seul vrai intérêt de faire des travaux, l'intérêt majeur, est de réduire le trafic sur le boulevard, d’améliorer la sécurité des piétons, des cyclistes et des enfants, d’augmenter la qualité de vie dans la ville. Nul besoin d’une grosse déviation pour faire cela. D’autres moyens, beaucoup moins lourds, moins onéreux et moins destructeurs sont possibles. Nous ébauchons ci-dessous une base de proposition qui gagnera sûrement à être enrichie et amendée par un travail collectif.

Si nous sortons des modèles de voies rapides larges, avec des rayons de courbure importants, nous n'avons plus besoin d'emprises considérables, comme à Chamarges ou sur la route de Luc, au Seillon. Nous avons étudié la possibilité de créer une rue de contournement , en sens unique, donc de faible largeur, calibrée pour une vitesse limitée. Elle partirait du début de l’actuel contournement ouest, sous le cimetière. Elle ressortirait avant la Griotte sur le boulevard actuel, en bas de Pluviane. Deux options contigües à la voie ferrée sont à comparer en conservant pour la rue un profil topographique proche de celui des rails :
le maintien de cette rue au nord de la voie ferrée.
Le passage au sud de la voie ferrée avec deux franchissements souterrains aux points les plus hauts de la voie ferrée pour limiter les travaux et les risques de toucher la nappe d'accompagnement de la Drôme

Les avantages de cette solution sont les suivants :
-Une emprise réduite pour une seule voie en sens unique reliant l’ouest à l’est de Die,
-Une voie qui collerait à la voie de chemin de fer, en ayant une nuisance paysagère minimale.
-Une division du trafic par deux devant Chabestan, où le boulevard deviendrait lui aussi en sens unique est-ouest
-Un boulevard, débarrassé de la moitié du trafic pourrait être réaménagé en donnant de la place aux piétons et cyclistes, et en créant des accès doux à l’école. Des plantations offriraient un paysage urbain très appréciable pour tous tout au long de la route.
-Un nouveau plan de circulation en centre ville qui pourrait être pensé en réservant l’accès automobile des deux rues centrales aux riverains, aux livraisons et urgences et aux personnes à mobilité réduite.

Au moment ou l'on nous propose de choisir entre la destruction et l’immobilisme, nous proposons, en s'appuyant sur les vrais besoins d'aménagement de la ville, d'étudier d'autres solution infiniment moins couteuses. Notre proposition divise par deux le trafic sur un boulevard qui devient beau, agréable et beaucoup plus sûr. C’est une solution -d'autres existent peut-être- qui permet d’imaginer l’aménagement du centre ville, et qui préserve notre environnement et notre patrimoine.

Nous l’appelons la cinquième proposition, celle qui est financièrement moins coûteuse, réellement utile, enfin raisonnable, pour faire de Die une ville ou il fait bon vivre, dans une vallée préservée.

La cinquième proposition n’est pas au vote ? Dommage qu’avant d’ouvrir cette consultation, le Maire n’ait pas demandé aux diois de lui donner des idées nouvelles. Parce que c’est d’idées nouvelles, d’où qu’elles viennent, dont le Diois à justement besoin.
Nous espérons que cette contribution va en entrainer d’autres pour que le débat ne se résume pas au misérable non-choix qui nous est imposé.

Pour que cette proposition recueille toute l'attention des élus et des financeurs, nous appelons à venir voter massivement nul lors de la consultation du 6 février prochain. Venez et votez pour une 5ème proposition !

Didier JOUVE et le Groupe Europe Écologie du Diois
Référendum sur la déviation, la position d’Europe Ecologie

La consultation engagée par le Maire de Die n’a que l’apparence d’une action démocratique. Ainsi donc, le choix serait simple : soit une grosse déviation, hors de prix, qui percera la colline ou les jardins, en détruisant les plus beaux patrimoines diois, ou alors Rien. C’est à prendre ou à laisser. La logique est brutale, elle s’adresse à des électeurs qu’on prend, un peu rapidement à notre avis, pour des simples.

Première observation, nous ne somme pas amenés à donner notre avis sur les objectifs. Faut-il augmenter le trafic entre Livron et Gap ? Faut il que les camions traversant Die puissent rouler à 90 km/h ? Faut-il forcément un gabarit « modèle Département »comme celui qui s’est installé à Chamarges ou sur la route de Luc ? Ou bien, et c’est notre avis, faut il surtout réduire le bruit en ville, limiter et ralentir le trafic sur le boulevard, améliorer la sécurité des piétons, des cyclistes et des enfants, permettre l’aménagement paysager et piéton du centre ? En fonction des objectifs, les réponses techniques ne sont pas le mêmes. Dommage qu’on ne puisse pas discuter des objectifs !

Deuxième observation, nous ne savons rien des solutions proposées. Certains diront que le débat existe depuis trente ans. Combien d’habitants d’aujourd’hui y ont-ils participé ? Ils n’étaient pas tous là. Quant aux jeunes, ceux qui ont l’intention de vivre et de travailler dans le Diois, bien après que la génération des décideurs d’aujourd’hui aura disparu, que savent ils de ces projets qui feront leur ville de demain ? Une route, c’est fait pour un siècle au moins ! Le premier acte réellement démocratique aurait pu être de faire connaitre à tous ceux qui le souhaitent les objectifs poursuivis, les moyens techniques proposés, les vrais impacts sur la vie et sur le paysage, le coût des projets proposés. Dommage qu’au bout de deux ans, on nous offre tout juste quatre petits bouts de papier sensés résumer la réflexion.

Troisième observation, Nous ne savons pas vraiment ce que la mairie a fait sur le dossier, ni ce qu’elle fera du résultat éventuel de la « consultation ». A quoi serviront les résultats ? Nous ne savons pas non plus quelle est la position du Maire après deux ans de mandat sur ce dossier. Pour quelle proposition veut-il voter ? Dans quelles perspectives d’aménagement urbain?

Dans ce brouillard, il faudrait que les diois se prononcent, oui ou non, à prendre ou à laisser, une grosse déviation sinon rien ! Sans rien en connaitre vraiment, et sans avoir ouvert la discussion à d’autres solutions moins violentes, moins folles, moins datées aussi.

Cette consultation donne toutefois une information : depuis deux ans, l’équipe municipale n’a pas vérifié les hypothèses, n’a pas recherché d’autres idées, n’a pas suscité de réflexion collective, et finalement n’a rien à proposer d’autre que de mesurer la division des diois autour de quatre pseudo solutions anciennes aussi peu satisfaisantes les unes que les autres.

Nous ne pensons pas que le choix soit si simpliste. Nous ne croyons pas qu’il n’y a que la grosse déviation ou rien. Nous affirmons qu’aucune des 4 propositions n’est acceptable en l’état. Tout ça manque vraiment trop d’imagination. Nous réclamons une vraie réflexion sur les objectifs et les conséquences d’un tel aménagement. Nous réclamons au moins une cinquième proposition. Et pour activer la réflexion, nous en proposerons une.
C’est après, qu’il faudra lancer une vraie consultation. Se positionner sur un tel sujet est important mais pas dans ces conditions. Si les propositions n’évoluent pas, nous appellerons les Diois à le dire en venant voter nul.

Didier JOUVE et les écologistes du Diois