lundi 8 mars 2010

Que faire avec 30 millions d'euros pour le Diois ?

Les propositions des diois :

Proposition de l’association Orêka
26150 Die


I - Cantines scolaires + production et consommation locales

Actuellement, au collège et au lycée, les murs sont couverts d’affiches louant les mérites du bio, et les enfants les regardent tout en mangeant des repas qui ne sont ni bio ni appétissants.

Objectifs :

Gestion des cantines scolaires avec les acteurs et utilisateurs locaux. Passer des contrats avec les producteurs locaux, maraîchers et autres, ce qui permettrait de redynamiser l’économie locale de façon importante. En consommant local, la localité se réapproprie l’économie. Cela évite un bilan carbone désastreux.
Faire revivre le métier de cantinière familiale, qui pourrait disposer d’un lieu pour recevoir une dizaine d’élèves. Les élèves sortiraient le midi pour aller prendre leur repas dans leur cantine familiale. Une cantinière familiale peut réaliser une dizaine de repas, c’est un emploi à mi-temps.
Pour 300 élèves à Die, on pourrait créer 30 emplois à mi-temps.
A cela s’ajouterait l’éco-financement du coût des cantines par l’Etat et la Région qui existe déjà. Cela permettrait de financer ces emplois à mi-temps au lieu de financer des entreprises.

Propositions :

Développer le métier de cantinière familiale. Financer leurs équipements.

Résultats escomptés :

- Développement financier de l’agriculture bio locale (par exemple, en partenariat avec la Carline)
- expérience pilote : modèle économique reproductible dans d’autres communes et départements
- réappropriation de l’économie locale par sa relocalisation
- création d’emplois et conversion d’emplois
- renaissance de petits métiers
- convivialité
- meilleurs résultats scolaires
- lien social
- amélioration de la santé
- transformation de la vie scolaire
- gain en indépendance alimentaire : création d’une économie en circuit fermé


Pour information : Le Restaurant scolaire géré par l'association Les Gourmands du Pays de Saillans.
Le restaurant scolaire a maintenant trouvé son rythme de croisière. M. Claude FEUILLET, le chef cuisinier , fabrique en moyenne 40 repas par jour. 28 sont consommés sur place par les élèves du groupe scolaire de Saillans et 10 sont livrés à la cantine de Vercheny. A cela s’ajoutent quelques repas pris par les personnes âgées. Il n’est toujours pas prévu de livrer des repas à domicile, ce service étant déjà exploité par un restaurateur du village.
Deux services ont été mis en place pour répondre à la hausse de fréquentation du restaurant scolaire.
Grâce à la bonne gestion de l’association, le prix des repas de 6 euros est resté inchangé depuis janvier 2004. (3€ à la charge des parents et 3€ subventionnés par les communes).

Estimation de l’investissement :

Financement d’une étude qui permettrait aux différents producteurs locaux, par la mise aux normes sanitaires de leurs équipements, d’accéder au marché d’approvisionnement des cantines scolaires (entre autres, les véhicules de transport). Dispositif qui peut être appliqué à l’hôpital, aux maisons de retraite : plusieurs dizaines de millions d’euros.

II - Accueil des personnes âgées par des familles + création d’emplois

Actuellement, il y a un manque de places dans les maisons de retraite. Or, les personnes âgées dépendantes qui vont dans ces foyers paient en moyenne 2 000 euros par mois pour une qualité de prestations en général médiocre. Ce sont de grands groupes qui gèrent seuls cette question.

Proposition :

Une réponse locale peut être donnée : le développement du métier d’accueillant familial. La Région pourrait faire le lien entre familles accueillantes et accueillies en les regroupant dans des maisons existantes qu’il faudrait adapter ou en faisant construire de tels lieux d’accueil pour l’accueil de personnes âgées. Une famille d’accueil qui s’occupe de trois personnes âgées aurait un revenu de 6 000 euros, ce qui laisse un salaire intéressant, après déductions des frais pour, par exemple, les services d’aides à domicile et d’infirmières. Par l’instauration de ces structures à taille humaine et écologique, on peut prévoir un boom économique dû au papy-boom…

Pour information, il n’existe dans la Drome que deux familles d’accueil (cf. site famidac).

Objectif :

redonner une dimension humaine à l’accueil des personnes âgées, de façon temporaire ou non, dans de petites structures

Résultats escomptés :

- Amélioration de la vie des personnes âgées
- Création d’emplois
- Lien social
- Convivialité
- Réappropriation de l’économie locale.
- Création de métiers pérennes.
- Augmentation de la capacité d’accueil de la région.
- Gain en indépendance

Estimation de l’investissement :

Le coût d’un lieu d’accueil aménagé, environ 300 000 euros permettrait 2 emplois à plein temps et l’accueil de 1 à 6 personnes. S’il y a 10 maisons, le coût serait de 3 millions d’euros.



III - Fabrication de lampes à led + création d’emplois

Actuellement, les lampes à led sont taxées à 80 % car elles sont importées de l’étranger. Cela bloque le développement de cette technologie et celle des économies d’énergie. Les lampes à led sont économes en énergie, mais très chères. Elles devraient remplacer les lampes fluocompactes qui, elles sont nocives pour la santé, car elles dégagent du mercure, des ultrasons.

Objectif :

S’approprier localement la production de lampes à led. Il y a un marché local qui justifie une production locale.

Proposition :

à court terme, regrouper les commandes de lampes à led ; à moyen terme, réaliser une étude de marché étudiant la faisabilité de la création d’un atelier de production régionale de lampes à led. La Région se remboursera sur les économies d’énergie réalisées par l’utilisateur final sur la différence entre les anciennes et les nouvelles factures de consommation d’énergie (ce qui a déjà été fait en Allemagne pour rendre accessible l’installation de panneaux solaires). Par exemple, si cet utilisateur payait auparavant 100 euros par mois et paye ensuite 40 euros par mois, la différence de 60 euros ira directement au fournisseur des lampes.

Résultats escomptés :

- amélioration de la santé
- création d’emplois
- expérience pilote : modèle économique reproductible dans d’autres départements
- équipement de tous les foyers de la région de lampes à led
- développer un savoir-faire qui est pour l’instant le plus économique en énergie
- gain en indépendance

Estimation de l’investissement :

1 million d’euros


IV – Mise à disposition des caméras thermiques pour des économies d’énergie

Actuellement, l’isolation est incomplète dans les bâtiments.

Proposition :

Faire acheter par les mairies des caméras thermiques qui seraient mises à disposition des particuliers et entreprises qui le souhaitent afin de vérifier l’état thermique de leur construction, ce qui leur permettra d’apporter les modifications nécessaires à l’isolation.

Objectif :

économies d’énergie, renforcement de l’isolation.

Résultats escomptés :

Production de matériaux isolants produits localement.

Estimation de l’investissement :

1 000 euros par municipalité pour l’achat d’une caméra

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AUTRES PROPOSITIONS d'une citoyenne dioise :

Je n'ai pas pu assister à la réunion publique du 1° Mars, mais je voudrais vous aider à utiliser l'argent que le Conseil Général est prêt à débloquer pour une déviation à Die.

Je trouve très judicieuse cette façon que vous proposez d'améliorer la traversée de Die en répartissant le flux sur deux routes en sens unique (aller et retour),à condition qu'elles soient de dimension raisonnable et qu'il soit possible pour la nouvelle route de rejoindre le centre ville.Il serait bon d'en profiter pour améliorer la circulation des cyclistes et des piétons dans des quartiers qui sont souvent utilisés comme circuit de promenade des Diois (route de Chamaloc, chemin des Bâtets, traversée de la zone artisanale...).Je suppose que d'autres quartiers de Die sont à considérer.
Les bords de la Drôme pourraient profiter de pistes cyclables et chemins de promenade pour piétons et personnes à mobilité réduite.

Il serait urgent de demander l'électrification de la ligne de chemin de fer(pour inciter les entreprises à préférer le transport par ferroutage).

On pourrait aussi penser à utiliser un système de chauffage centralisé (au bois par exemple) qui alimenterait le lycée,les écoles, l’hôpital la mairie etc...).

Je sais bien que tous ces travaux ne concernent pas que le Conseil Général mais il est utile de globaliser les besoins pour obtenir une action concertée, commune et intelligente de tous les services impliqués sinon on fait comme trop souvent du rafistolage.

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